Violence …

Haro sur les gilets jaunes et les black blocs : les politiques et de nombreux journalistes, chiens de garde du pouvoir, s’en donnent à cœur joie.

Association de malfaiteurs, terroriste, lie de la société … hurlent-ils en coeur,  la priorité des priorités […] le rétablissement de l’ordre républicain en employant y compris la déclaration de l’état d’urgence (le Figaro 03/12/2018) (1).

Les médias prennent position pour le pouvoir en place : il y a une instabilité permanente chez les gilets jaunes […] où les porte-parole sont délégitimés à la seconde où ils apparaissent (Le Monde) ou encore : nous n’avons aucun interlocuteur crédible pour représenter un mouvement qui génère une violence immense et qui menace la nation. […] C’est une forme d’irresponsabilité politique que nous n’avons jamais connue (Jean-Michel Aphatie sur Europe 1 le 04/12/2018) (1).

Ils se substituent même au gouvernement et au patronat : sur l’augmentation du SMIC à 1300€ net par exemple, ça parait assez improbable [parce qu’] une telle augmentation de 10% coûterait des millions aux entreprises, mais aussi à l’État […] Peu de chance donc que ce vœu soit exaucé. […] (Justine Weyl, journaliste au service économique de la rédaction, JT de France 2 du 01/12/2018) (1).
Pourtant le gouvernement trouve 5,5 milliards d’euros pour supprimer l’ISF (2) et le remplacement du CICE (3) par des allègement de cotisations patronales rapportera 40 milliards d’euros aux entreprises en 2019 .

On a même droit au cynisme le plus outrancier de Nicolas Doze sur BFM-TV où concernant le rétablissement de l’ISF il explique que ce n’est pas défendable économiquement, et qu’un pays pauvre est un pays qui n’a plus de riche (1).

Mais par contre pas un mot sur les logements insalubres, les HLM qui tombent en ruine et les expulsions au petit matin pour des loyers impayés.
Violence aussi lorsque les restos du cœur deviennent une institution qui distribue 130 millions de repas par an (4).
Violence lorsqu’un salaire ne permet plus de vivre décemment.
Violence de l’argent qui se gagne sur la misère du plus grand nombre.
Violence des entreprises où le dividende est roi, le salarié un coût.
Violence des politiques qui n’écoutent plus et imposent leur volonté  à coup de matraque.
Violence d’une justice inégalitaire, aveugle et partiale.
Violence d’un monde où le rêve est exclu.

En conclusion, je citerais Nelson Mandela :

Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c’est l’oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l’opprimé d’autres recours que d’utiliser les méthodes qui reflètent celles de l’oppresseur (5).

 

(1) Source Acrimed
(2) Impôt de Solidarité sur la Fortune
(3) Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi
(4) Source restos du cœur, chiffres clés
(5) Nelson Mandela, Un long chemin vers la liberté

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